Traditions et fêtes provençales
Chaque année, se déroulent les fêtes votives et patronales, et les fêtes dites « de la maintenance et des traditions » généralement organisées à Arles ou aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La première fête du costume eut lieu en 1903, et la première « fèsto vierginenco » en 1904, toutes deux instaurées par Frédéric Mistral. La fête des gardians constitue l’un des points forts de la vie traditionnelle arlésienne. Jadis, c’était une simple fête corporative comme il en existait beaucoup.


Les férias
Chaque année, Arles organise une feria de Pâques (avril) et une feria du Riz (septembre). La ville des Saintes-Maries-de-la-Mer organise une feria du cheval (juillet) et une feria « biou y toros » (août). Les taureaux de corridas sont des taureaux de « combat » élevés localement ou achetés en Espagne. Les ferias se déroulant sur plusieurs jours sont l’occasion de nombreuses festivités. Elles attirent un public local et touristique très nombreux.
Fête du riz







La course camarguaise
La course libre ou course à la cocarde devenue course camarguaise, fait intervenir des taureaux de la « raço di bioù ». Née des jeux organisés anciennement par les gens des mas, elle s’est progressivement codifiée et transformée en un véritable spectacle. De jeu populaire, la course camarguaise est devenue un sport officiel en 1975. Elle se pratique en Languedoc (Gard, Hérault) et en Provence (Bouches-du-Rhône) de mars à novembre. Chaque course compte six à sept taureaux. Les raseteurs, en tenues blanches, à l’aide de leurs crochets et assistés de leurs tourneurs, essaient de lui ôter la cocarde, les glands et les ficelles fixés sur le front et sur les cornes. La course camarguaise est une activité très populaire qui draine un important public




Le costume de l’Arlésienne naît vers le milieu du XVIIIe
du désir des habitantes d’Arles de s’habiller différemment des autres femmes, C’est un costume qui varie selon les classes sociales, les modes les saisons et les âges.
Porté lors des fêtes ou des cérémonies, il existe aujourd’hui trois types de costume d’Arlésienne : le costume « en cravate », le costume « en ruban » et le costume « de cérémonie » réservé aux mariages et aux grandes occasions. Le costume « en cravate », ou costume de Mireille, est notamment porté par les jeunes filles jusqu’à l’âge de 16 ans.



En 1930, afin de célébrer le centenaire de la naissance de Frédéric Mistral, le comité des Fêtes d’Arles décide de l’élection de la première reine d’Arles. Acceptée et reconnue par les élus et les habitants du Pays d’Arles, elle est la représentante officielle de la langue, des coutumes et des traditions du peuple provençal. Depuis 1930, dix neuf reines se sont succédé. La Reine et ses Demoiselles d’Honneur ont un rôle actif dans la plupart des manifestations populaires.


La tenue de gardian se compose d’un pantalon en « peau de taupe » généralement de couleur beige, gris ou marron et orné sur le côté d’un mince galon noir. Il se porte avec une chemise de couleur vive, imprimée de petits motifs dont le col est fermé par une cravate ou une cordelière. Lors des représentations et des cérémonies, le gardian porte également une veste de velours noir, doublée de soie cramoisie, et un chapeau de feutre à large bord, appelé « Valergues ».

La confrérie des gardians
Les gardians ont fondé leur confrérie le 2 janvier 1512. Traditionnellement, Georges est le protecteur des cavaliers et des soldats à cheval. Au début du XVIème siècle, la Provence est rattachée depuis peu au royaume de France qui se prépare à la guerre contre les États italiens. Les gardians, appréciés pour leurs qualités de cavaliers, se regroupèrent certainement pour se protéger d’un enrôlement arbitraire dans les armées royales. La Confrérie assurait les obsèques des confrères pauvres et, depuis ses origines, elle sert aussi de caisse de secours mutuel. Elle défendait également les gardians face aux propriétaires qui les employaient.

Fête des Gardians
La Fête des Gardians se déroule chaque année le 1er mai à Arles. Organisée par la Confrérie des Gardians en l’honneur de Saint Georges, saint patron des gardians, elle fait partie des grands rendez-vous des traditions camarguaises.



La croix de Camargue
En 1924, Hermann Paul, peintre et sculpteur, crée la croix de Camargue. Inspirée d’une croix latine, elle incarne les trois vertus fondamentales de la chrétienté : la foi (croix), l’espérance (l’ancre) et la charité (cœur). Les extrémités de la croix se terminent en tridents qui symbolisent le gardian.


L’histoire du santonnier «Santoun »
Crèche provençale à la chapelle des trinitaires
L’histoire des santons remonte à la Révolution française de 1789, lorsque les églises ont été fermées et que la messe de minuit et les crèches d’église ont été interdites. Dans le but de maintenir les traditions et la religion en vie, les gens ont commencé à créer leurs propres crèches dans des maisons privées et une petite industrie produisant des santons s’est développée autour de cela, en particulier à Marseille et Aubagne.


Les fabricants de santons, les santonniers, créaient à l’origine des personnages traditionnels de la Nativité, mais ils ont rapidement commencé à s’inspirer de la vie qui les entourait et à inclure des personnages de la vie quotidienne du village.

Vous pouvez trouver différents types de personnes : des pêcheurs, des bergers, des vanniers et des porteurs d’eau, des boulangers, des ramoneurs et des laveuses aux côtés de l’enfant Jésus, du bœuf, de l’âne, de la Vierge Marie, de Joseph et des trois rois mages. En Provence, la crèche représente souvent un petit village provençal, et les scène de la vie, comme les vieux métiers de Provence, le marché ou encore les loisirs.



Luminance







