Fêtes et coutumes de la Provence

La Confrérie des Gardians

La confrérie des gardians a été établie le 2 janvier 1512. Traditionnellement, Georges est le gardien des cavaliers et des soldats à cheval. Vers le début du XVIe siècle, la Provence a été récemment intégrée au royaume de France, alors que ce dernier se prépare à affronter les États italiens. Les gardians, reconnus pour leur habileté équestre, se sont sans doute unis pour se prémunir contre un recrutement forcé dans les troupes royales. La Confrérie veillait au service funéraire pour les membres démunis et, depuis sa création, elle a également fonctionné comme une caisse de secours mutuel. Elle était aussi le porte-parole des gardians face aux propriétaires qui les employaient.

Fête des Gardians

La célébration des Gardians a lieu tous les ans le premier mai à Arles. Cette manifestation, orchestrée par la Confrérie des Gardians en l’honneur de Saint Georges, le saint patron des gardians, est l’un des événements majeurs des traditions camarguaises

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La croix camarguaise

La croix de Camargue a été créée en 1924 par Hermann Paul, qui était un artiste peintre et sculpteur. Elle représente les trois vertus clés de la chrétienté : la foi (symbolisé par la croix), l’espoir (illustré par l’ancre) et la charité (représenté par le cœur), s’inspirant d’une croix latine. Les pointes de la croix se prolongent en formes de trident, symbolisant ainsi le gardian.

La tenue traditionnelle de l’Arlésienne

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Du souhait des résidentes d’Arles de se distinguer en matière de mode des autres femmes. C’est une tenue qui évolue en fonction des classes sociales, des tendances, des saisons et des âges. Aujourd’hui, le costume de l’Arlésienne, qui se porte lors de festivités ou de cérémonies, se décline en trois versions : le costume « en cravate », le costume « en ruban » et le costume « de cérémonie », destiné aux mariages et aux événements majeurs. Le costume « en cravate » ou costume de Mireille est particulièrement destiné aux jeunes filles jusqu’à leurs 16 ans.

Pour marquer le centième anniversaire de la naissance de Frédéric Mistral en 1930, le comité des Fêtes d’Arles a pris la décision d’élire sa première reine. Elle est officiellement reconnue et acceptée par les représentants et les résidents du Pays d’Arles en tant que porte-parole de la langue, des coutumes et des traditions du peuple provençal. Depuis l’année 1930, dix-neuf reines ont occupé le trône l’une après l’autre. La majorité des événements publics voient une participation active de la Reine et de ses Demoiselles d’honneur.

La tenue du gardien comprend un pantalon en « peau de taupe » habituellement de couleur beige, gris ou marron, qui est agrémenté sur le flanc d’un fin galon noir. Il est porté avec une chemise colorée, ornée de motifs délicats, dont le col est maintenu serré par une cravate ou une cordelière. Durant les cérémonies et les représentations, le gardian arbore également une veste de velours noir, doublée en soie cramoisie, ainsi qu’un chapeau de feutre à large bord, dénommé « Valergues ».

La course camarguaise, jeu rustique des vachers

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La course libre, également connue sous le nom de course à la cocarde est devenue course camarguaise, implique l’utilisation de taureaux de la lignée « raço di bioù ». Évoluée à partir des compétitions traditionnelles tenues par les propriétaires des mas, elle s’est graduellement structurée et métamorphosée en une véritable représentation. Initialement un passe-temps populaire, la course camarguaise a été reconnue comme un sport officiel en 1975. Elle sʼeffectue dans le Languedoc (Gard, Hérault) et en Provence (Bouches-du-Rhône) de mars à novembre. Il y a généralement entre six et sept taureaux par corrida. En tenue blanche, les raseteurs, munis de leurs crochets et soutenus par leurs tourneurs, sʼefforcent de retirer la cocarde, les glands et les ficelles attachées sur le front et sur les cornes. La course camarguaise attire un grand nombre de spectateurs, ce qui témoigne de sa popularité.

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Tradition provençale-La célébration du riz

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Arles met en place une feria de Pâques (en avril) et une feria du Riz (en septembre) chaque année. La municipalité de Saintes-Maries-de-la-Mer tient une feria dédiée au cheval en juillet et une feria « biou y toros » en août. Les taureaux de corridas sont des taureaux de « combat » qui sont soit élevés localement, soit achetés en Espagne. Les ferias qui s’étendent sur plusieurs jours donnent lieu à une multitude de célébrations. Elles attirent un grand nombre de visiteurs locaux et touristes.

L’implantation du riz en Camargue

Cette plante a été introduite au XIXe siècle, les premières tentatives remontant à 1841, avec l’objectif de rendre cultivables les marais auparavant inadéquats pour l’agriculture. Durant la première moitié du vingtième siècle, la culture du riz ne représentait qu’une petite part de l’agriculture en Camargue, cédant la place au blé, à la vigne qui était inondée pour lutter contre le phylloxéra, et aux prairies artificielles. Le riz n’était employé que de manière accessoire pour faciliter l’infiltration d’eau douce dans le sol, permettant ainsi d’accueillir des plants de vigne.À cette époque, le riz n’est pas récolté, ou alors pour servir de nourriture aux cochons. La dernière rizière de cette époque disparaît en 1939.

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Entre octobre 1939 et mai 1940, le gouvernement français recrute des travailleurs indochinois pour œuvrer dans les usines de fabrication d’armements. Certain ont offert leurs services , cependant, la plupart ont été choisis par les autorités locales pour respecter les quotas imposés par le gouverneur, souvent sans recevoir de salaire.

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A l’automne 1941, inquiété par la possible crise de la nourriture, Henri Maux choisit de raviver la culture du riz en Camargue en réaffectant cette force de travail. Les travailleuses indochinoises oeuvrent dans les sites d’extraction de Pierre du Lac ou d’Edmond Clauzel. L’entente entre l’État et les propriétaires se présente ainsi : l’État met à disposition une main-d’œuvre à moitié prix par rapport aux ouvriers agricoles espagnols ou italiens et fournit les semences ; en contrepartie, les propriétaires fournissent le terrain et cèdent l’intégralité de la récolte au Ravitaillement général à un tarif établi.

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L’émergence de l’agriculture rizicole intensive n’a été possible qu’après la maîtrise du Rhône, qui a contribué à l’approvisionnement en eau douce à la fin du XIXe siècle, puis grâce au plan Marshall, finançant des infrastructures hydrauliques majeures. On prélève l’eau du Rhône puis on la dirige via d’importants canaux vers certaines propriétés qui en communisent les coûts d’entretien. Elle est ensuite diffusée par une multitude de petites réseaux.

L’histoire du santonnier «Santoun »

L’origine des santons peut être retracée jusqu’à la Révolution française de 1789, une période durant laquelle les églises ont été fermées et la tenue de la messe de minuit ainsi que l’exposition de crèches en église ont été prohibées. Pour préserver leurs traditions et leur foi, des gens ont entrepris de confectionner leurs propres crèches à domicile, donnant ainsi naissance à une modeste industrie dédiée à la production de santons, surtout à Marseille et Aubagne. Les santonniers réalisaient initialement des personnages traditionnels relatifs à la Nativité. Cependant, ils ont très vite commencé à puiser leur inspiration dans la vie qui les entourait en intégrant des personnages de la vie de tous les jours. Dans la tradition provençale, la crèche illustre fréquemment un petit village typique de la région, avec des représentations de la vie quotidienne telles que les métiers anciens de Provence, les marchés, et même les activités de loisir.

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Luminance

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Mention légale