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Arles 2000 ans d’Histoire une empreinte au fil du temps…celui qui fuit et règne sur notre existence…Nos croyances ,nos espoirs religieux ou spirituel qui ont contribué à la construction de nos édifices tout au long des millénaires … ces vestiges incrustés dans la chair du temps .
Le quartier canonial
Le quartier canonial est situé entre la cathédrale, le palais de l’archevêque et les vestiges du théâtre. Le groupe épiscopal se compose de l’église Saint-Trophime, le cloître, les bâtiments majeures comme le dortoir, la salle capitulaire et le réfectoire, tout comme la section classique de l’archevêché

Le cloitre saint Trophime
Les travaux de construction du cloître débutent peu après 1150, avec l’établissement de la galerie nord, suivi peu après de celui de la galerie orientale. Toutefois, le cloître sera visible uniquement à la fin du XIVe siècle, durant la construction de la galerie ouest, suivie de celle du sud. Cette dernière étant achevée sous la supervision de Jean de Rochechouart (1390-1398). Ces époques distinctes de construction ont engendré deux styles divergents pour les galeries : le style roman pour celles situées au nord et à l’est, tandis que le style gothique est prévu pour celles présentes au sud et à l’ouest . Ce cloitre était destiné pour le mode de la vie quotidienne des chanoines liés à la cathédrale Saint-Trophime.

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Nécrologie d’Azilia Rocado :Épitaphe «Priez pour lui» pour le repos de son âme

A l’époque pré-romaine
Arles voit ses débuts avec l’installation initiale de populations sur un rocher qui protège des fluctuations du Rhône lors des inondations, alors que la zone était un vaste marais. Cette population celto-ligure désigne rapidement Arelate par le terme celtique Ar Laith, qui signifie « lieu des marais
L’ère des Celtes et des Ligures s’étend de la fin de l’Âge du Bronze (VIIIᵉ siècle avant J.-C.) à la fin de l’Âge du Fer (IIᵉ siècle avant J.-C.) et à la période de domination romaine (Iᵉʳ siècle avant J.-C.).
La croix celtique
Le cercle enroulant la croix fait référence à l’éternité, au cycle de la vie et à l’équilibre de l’univers. La croix en elle-même, incluant ses dimensions verticales et horizontales, représente l’intersection du céleste et du terrestre, du spirituel et du matériel. C’est l’union de contraires, représentée dans une forme parfaite, qui confère à la croix celtique une forte signification d’équilibre et d’unité cosmique.


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Le dortoir des Dignitaires ecclésiastiques

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Primatiale Saint-Trophime
Érigée au XIIe siècle, cette structure se dresse à l’emplacement d’une basilique antérieure du Ve siècle nommée « Saint-Étienne », qui a été elle-même repositionnée d’une église paléochrétienne localisée dans l’enceinte de Saint-Césaire au sommet de la colline de l’Hauture. Il s’agit de l’une des plus vieilles de la Gaule. En ce qui concerne la cathédrale Saint-Trophime, un chœur de style gothique a été ajouté au cours du XVe siècle.

Elle possède une nef élevée de cinq travées dont la voûte est en berceau brisé, entourée de modestes bas-côtés également voûtés, datant du milieu du XIIe siècle, ainsi qu’un bref transept dont la croisée, surmontée d’une coupole, porte le clocher. Le déambulatoire et le chœur, quant à eux, remontent au XVe siècle. Au début du XIIIe siècle, le premier clocher a cédé la place à la tour carrée actuelle, dont le dernier niveau a été rénové au XVIIe siècle. Le portail historique a été conçu aux alentours de 1180-1190. Les deux portails à fronton qui l’accompagnent ont été intégrés à la fin du XVIIe siècle.

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Au sommet du tombeau de Geminius, au sein de la chapelle du Saint-Sépulcre, un ensemble sculpté en pierre daté du XVIe siècle illustre la Mise au tombeau, d’origine provenant de l’église des frères prêcheurs.

Le clocher
Clocher de style roman, avec une hauteur de 42 m et une base de forme carrée. La tour comporte 3 niveaux décalés l’un par rapport à l’autre ainsi qu’un 4ème étage de petite taille. Les deux premiers niveaux sont décorés de bandes lombardes, tandis que le troisième présente des pilastres avec des chapiteaux corinthiens.

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Le rôle et la fonction de la marque de tâcheron
Dans le passé, chaque tailleur de pierre avait sa propre marque, un signe distinctif qui attestait de son travail, afin de recevoir son salaire à la fin de la semaine, calculée en fonction du nombre de pierres qu’il avait taillées, ces artisans étant rémunérés à la tâche. Ce sigle identifiable pouvait également symboliser un ensemble de tailleurs, agissant comme promotion pour démontrer publiquement la qualité du travail réalisé.


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Beffroi de charpente
Le beffroi est conçu pour isoler les murs de pierre des cloches. Il est constitué d’un entrelacement complexe de croix en chêne et repose sur un rebord en pierre . Lorsque les cloches sonnent, le matériau plus indulgent absorbe les vibrations. Si les cloches étaient reliées directement à la pierre, leurs vibrations dangereuses affaibliraient les murs qui finiraient par s’écrouler.



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Place de la République, une évolution graduelle

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La place de la République est le produit d’un développement graduel grâce à diverses interventions architecturales et urbaines. Elle se trouve au sud de l’ancien forum romain. La place subit d’importantes transformations principalement avec la construction de l’hôtel de ville au XVIIe siècle. L’obélisque d’origine romaine occupe une position centrale et importante depuis l’époque de l’Antiquité. La splendide porte historiée de l’église Saint-Trophime, érigée au XIIe siècle, a été réalisée pour le couronnement de l’empereur Frédéric Barberousse en 1178. Édifiée entre 1614 et 1630, l’église Sainte-Anne révèle dans sa nef des traces distinctes du gothique méridional. C’est au cours du XVIIe siècle que l’on doit également la transformation de l’archevêché, dont la façade actuelle a cependant été refaite à la fin du XVIIIe siècle. L’ancien bureau de poste, érigé à la fin du XIXe siècle, représente en soi l’éclectisme architectural de l’époque, tout comme celui de la place.

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L’obélisque à été extrait de la spina mur central qui borde la piste du cirque romain ancien, situé en périphérie de cette ville. Au quatrième siècle, l’abandon du cirque provoqua la chute de l’obélisque qui se fragmenta en deux morceaux et fut enseveli. Révélée au quatorzième siècle, l’obélisque retrouve véritablement son rôle de symbole solaire au dix-septième siècle, lorsqu’elle est dressée en l’honneur du roi Louis XIV. Elle a été mise en place au cœur de la place de la mairie.

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Statue d’environ 1,60 m (excluant le socle), coulée par le sculpteur avignonnais Laurent Vincent. Elle est perchée au sommet de la tour de l’horloge, édifiée durant le milieu du XVIe siècle et intégrée à l’édification de l’hôtel de ville au siècle suivant. Ce personnage, Mars, le Dieu romain de la guerre (fils de Jupiter et Junon), est issu de la fusion de plusieurs doctrines ou théories, aussi appelée syncrétisme. Mars a été érigé en 1555 pour orner le sommet de l’horloge (l’hôtel de ville a été terminé en 1553), symbolisant la prospérité et le pouvoir pendant l’apogée de la Renaissance Arlésienne (1536-1560).Cela fait de lui un personnage « haut placé » .

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La stéréotomie provenant du grec ʻstereosʼ signifiant solide et ʻtoméʼ qui se traduit par coupe. L’art de segmenter des masses en portions plus petites, formant un tout qui « reste debout ».Le tailleur de pierre façonne directement la matière en lui conférant une multitude de formes possibles. Par la mise en place astucieuse de pierres de petit format façonnées en forme d’angle, les claveaux (Pierre façonnée en angle, utilisée dans l’édification des voûtes, des corniches) ou voussoirs (Pierre façonnée servant à l’élaboration d’une voûte ou d’un arc), ne se soutiennent que par la force que chacun impose à ses contiguës. Méthode de construction utilisée au Moyen Age. La coupole du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville d’Arles a été faite conformément aux plans de Jules Hardouin-Mansart, en 1673.

L’église Sainte-Anne
Érigée au cours du douzième siècle, l’église Sainte-Anne d’architecture gothique tardive , connue autrefois sous le nom de Notre-Dame-la-Principale, représentait la première paroisse catholique romaine établie en plein cœur d’Arles, en vis à vis de la primatiale Saint-Trophime. . Délaissée après la révolution ,l’archevêque Gaspard de Laurens (1567-1630) a décidé de restaurer l’édifice. .L’église a été achevée en 1630. Elle dispose d’une nef centrale encadrée de chapelles latérales. Elle est actuellement utilisée comme espace d’expositions temporaires.

Église Saint-Trophime et l’unicité de son portail
Durant le Moyen Âge, l’église Saint-Trophime s’inscrit dans le complexe épiscopal édifié sur le versant ouest de la colline d’Arles. La construction majeure de la cathédrale romane commence vers 1100 et s’étend tout au long du XIIe siècle. L’achèvement de cet ensemble se finalise avec l’installation d’un portail richement décoré sur la façade ouest, dont le thème principal est le Jugement dernier.
Le porche intègre plusieurs éléments ornementaux : des pilastres cannelés, des chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe, des frises grecques, des frises de feuillage d’acanthe, des frises à motif de palmettes, des frises à motifs de rinceaux, et des bas-reliefs embellis de motifs de rinceaux.

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Lʼabbaye de Montmajour, Une île entourée de marécages

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« On l’appelait l’île de Montmajour » et les premiers ermites à envahir ce lieu historique y parvenaient en bateau. Aux alentours de 949, ils commencent à creuser un petit refuge à l’intérieur de cette grotte et viennent particulièrement pour prier. Au cours de huit siècles d’existence monastique, l’abbaye a connu une expansion considérable. Des tours ont été construites, tout comme un cloître médiéval parfaitement préservé. L’abbaye de Montmajour a été érigée sur les pentes élevées du Mons Major, « la grande montagne ».L’abbaye, prévue pour une communauté de 50 à 80 moines, est constituée de différents édifices de styles roman, gothique et classique.


Son histoire trouve ses racines dans le don d’un petit terrain au nord-est d’Arles, offert en 950 par une aristocrate nommée Thessende à des ermites. Ainsi, à sa requête, ils établirent une communauté religieuse sous la protection de Saint-Pierre. L’abbaye recevra un afflux de multiples dons. Au cours du onzième siècle, son influence religieuse s’étendra bien au-delà des limites du département. Un pèlerinage sera institué au XIe siècle, se tenant chaque année en mai.

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Au cours du temps, l’abbaye de Montmajour subira de nombreuses expansions architecturales. Les raisons : la guerre de Cent Ans ou de terribles incendies comme celui qui dévasta en 1726 la bibliothèque, les résidences étudiantes et le réfectoire. De ce fait, l’abbaye a été cédée. La nouvelle propriétaire, écrasée par les dettes, a débuté le démontage des meubles et de tous les objets de valeur puis procéder au démontage du bâtiment, de vendre morceau par morceau tout le segment du dix-huitième siècle. Tout sera anéanti lors de la Révolution. Ainsi s’achève le grand règne de Montmajour. L’ensemble monastique est vendu comme bien national et sera acquis en 1838 par la ville d’Arles

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Zone d’échanges depuis l’Antiquité
La position du port d’Arles constitue une intersection pour la navigation maritime et fluviale. En véritable carrefour, Arles facilitait la répartition des productions agricoles ou manufacturées provenant des territoires les plus reculés de l’empire. Sous le règne d’Auguste, les activités du port d’Arles augmentent et cette importance continuera de s’amplifier jusqu’à la fin de l’Antiquité, faisant d’Arles l’un des ports les plus dynamiques de la Méditerranée, surpassant Marseille et Narbonne.

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Cryptoporticus (Portique caché)
Le Cryptoporticus est une fondation située (à -6 mètres sous le niveau actuel du sol) présentant une forme en U (environ 90 mètres de longueur, 60 mètres de largeur et 90 mètres de hauteur), comprenant trois galeries voûtées. Son but est de stabiliser la dénivellation du terrain qui est naturellement en pente, afin d’assurer la compensation et le soutien de l’immense esplanade de 3500 m² connue sous le nom de « le forum ». L’utilisation de briques dans l’aménagement d’une quatrième galerie accueillant des magasins témoigne d’une reconception du forum à la période tardive de l’Antiquité. La raison pour laquelle le site a été préservé est que la galerie est demeurée enfouie pendant 800 ans.

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Le Théâtre Antique dans la société romaine

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L’édifice théâtral antique d’Arles a été érigé à la fin du Ier siècle avant J.-C., durant le règne de l’empereur Auguste. Terminé aux alentours de l’an 12 avant J.-C., il figure parmi les premiers théâtres en pierre de l’empire romain. Le théâtre est situé sur le decumanus, l’une des voies majeures dans la disposition typique des cités romaines. Avec une dimension de 102 mètres, il avait la capacité d’accueillir 10 000 spectateurs disposés sur 33 niveaux de sièges On y représentait des œuvres variées telles que des tragédies, des comédies, des mimes et pantomimes d’origine romaine ou grecque.

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Ces spectacles, souvent offerts gracieusement au public par des notables ou même des empereurs, sont très prisés de la foule et représentent à la fois une distraction et un instrument de propagande. Le théâtre est un miroir de la structure sociale de la Rome antique, chaque segment de la population accède à la section des tribunes qui lui est affectée sans jamais se rencontrer avec les membres d’autres couches sociales. Les sénateurs et les invités de prestige prennent place à l’orchestre sur des fauteuils amovibles. La section inférieure de la cavea est réservée aux chevaliers. Les citoyens, l’élément central. Le reste du public est confinée dans les tribunes supérieures.


Au cours du VIIe siècle, le théâtre est délaissé pour être incorporé dans des demeures, des couvents et ensuite des collèges. L’éradication du théâtre a eu lieu entre 1828 et 1860. Lors des premières excavations au XVIIe siècle, une multitude de vestiges antiques ont été découverts, notamment un certain nombre de sculptures telles que la réputée Vénus d’Arles, un buste d’Auguste en Apollon ainsi que la tête d’Arles.

Vestiges du forum
Construit sur les restes d’un forum romain du 1er siècle de notre ère, ce bâtiment a initialement hébergé l’hôtel de Laval au cours du 16e siècle, suivi d’un collège jésuite puis d’un collège municipal, avant de se transformer en Museon Arlaten.La chapelle jésuite : En 1653, les Pères jésuites commencent à construire leur église sur ce qui est aujourd’hui le site du Museon Arlaten, après l’avoir transformé en collège. Le financement de la construction de l’église est assuré par François Vautier, qui a été médecin de Marie de Médicis avant Louis XIV. Les pères reçoivent également une multitude d’autres offrandes pour leur chapelle, qui sera dédiée le 19 février 1661. Le plafond en bois archaïsant, de design gothique, remonte à 1737.(exèdre conservé)

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Eglise Saint -Julien
Aussi autrefois connue sous le nom de Saint-Antoine. Architecture sacrée Établie au XIIe siècle durant la renaissance médiévale, l’église Saint-Julien a subi une reconstruction au XVIIe siècle, pendant une autre phase de réaménagement de la religion que l’Église a connue. Elle se trouve à la lisière du quartier de la Cavalerie, où beaucoup de nobles, enrichis par le commerce, édifient à la même période leurs luxueuses résidences. Son architecture combine de manière surprenante le style gothique tardif et le style classique. Privé de la plus grande partie de son opulent ameublement durant la Révolution, le bâtiment a fait l’objet de dévastations intensives par les bombardements de 1944, le laissant en état de ruines. Bien que rétablie, Saint-Julien n’est plus aujourd’hui la paroisse qu’elle a été pendant des siècles. Il est encore possible d’y accéder lors de concerts qui y sont régulièrement organisés.

Le pont Langlois
Nommé d’après le nom de l’employé responsable de sa préservation et de sa gestion, le « pont de Langlois » a gagné une reconnaissance internationale via les tableaux que Van Gogh en a réalisés à la fin du XIXe siècle. Le pont observable à quelques kilomètres au sud du centre-ville, sur le canal d’Arles à Bouc, n’est cependant pas celui illustré par l’artiste. Il ne se trouve également pas à son emplacement d’origine. Grâce aux avancées technologiques, à l’évolution de l’urbanisme et aux aléas de la guerre, nous ne pouvons aujourd’hui observer qu’un seul exemplaire identique, qui était autrefois installé à Fos. Toutefois, l’intention de mentionner l’artiste, tout comme celle de rétablir une technique historique, a permis de situer l’œuvre dans son intégralité fonctionnelle, et dans un environnement paysager similaire à celui observé par Van Gogh.

Eglise notre dame de la Major

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Le nom de l’église de la Major est dérivé de sa position élevée, au sommet de la colline de l’Hauture. Bien que son architecture ait souvent subi des modifications, elle a été initialement construite à partir du XIIe siècle. La nef a gardé son style roman et a bénéficié de modifications ultérieures, comme l’ajout du clocher et de la façade. L’église possède un mobilier d’une grande richesse. Elle a été instituée en tant que chapitre collégial et, jusqu’à l’époque révolutionnaire, constituant l’église paroissiale la plus vaste d’Arles. Actuellement, la Major sert principalement de lieu de culte pour la confrérie des gardians. Chaque 1er mai, pour rendre hommage à saint Georges et faire bénir leurs chevaux.



Le chaland romain découvert en 2011
Des fouilles effectuées dans le limon du Rhône ont mis au jour un « trésor », à savoir une péniche de 31 mètres de long sur 3 mètres de large. Ce bâtiment commercial prévu pour la navigation sur le Rhône a été bâti avec des bois de chêne, sapin et frêne, entre 66 et le début des années 70 de notre ère. Le bateau était amarré au port romain d’Arelate, chargé de 27 tonnes de pierres, quand il a sombré.

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Les thermes de Constantin
Le thermalisme trouve ses débuts au Ve siècle avant J.-C, lorsque les Romains prennent conscience des vertus de l’eau thermale sur la peau, les douleurs musculaires et les maux articulaires. Les premiers complexes thermaux commencent à apparaître et à croître dans l’ensemble de l’Empire romain, en particulier en Gaule et en Égypte. En tant que lieux de sociabilité et de baignade, les thermes romains comprenaient trois bassins : le « caldarium », un bassin d’eau chaude ; le « tepidarium », un bassin d’eau tiède. le « frigidarium », un bassin d’eau froide

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« Ab ira leonis »
Il a posé sa marque sur la ville. À l’instar de nombreuses autres cités, le lion y apparaît comme un symbole puissant de domination et de sagesse. L’origine du sceau des consuls du Vieux-Bourg (La Roquette) du XIIe siècle est à la base du sceau d’Arles. Mais il évoque également les spectacles de cirque dans la « petite Rome de Gaule ». Le logo de la ville révisé en 2005, accompagné de la devise ab ira leonis (« Par la colère du lion »), sert également d’avertissement à ceux qui oseraient s’attaquer à la cité.


Niches Urbaines
De nombreuses niches votives, qu’elles soient occupées ou vides, sont présentes dans les rues du quartier médiéval ancien d’Arles. Le fond de la niche est généralement en maçonnerie cul-de-poule et plus ou moins décoré de coquillages, de bouquets de fleurs stylisés et de pilastres. Ces oratoires privés appartiennent au propriétaire de la maison qui remercie ainsi un saint ou la Vierge pour ses bienfaits. Plus par précaution, les figurines religieuses sont également une requête de protection. Le croyant catholique se signe en observant ces figures guardianes, en leur confiant symboliquement son âme, mais aussi en termes pratiques sa santé, ses propriétés et sa famille.



L’église des Dominicains d’Arles
Anciennement appelée des Frères-Prêcheurs est une ancienne église de style gothique construite à la fin du XVe siècle
Dans les années 80, la municipalité d’Arles a entrepris une vaste opération de restauration de l’édifice en vue de garantir son étanchéité et la solidité de ses murs. Ouverture spéciale durant certains événements culturels par exemple, les Rencontres internationales de la Photographie et lors des Journées du Patrimoine.

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Aqueduc Romain de Barbegal
Un réseau d’hydrologie complexe a été établi dès les premiers jours de la colonie, épousant habilement les contours des courbes de niveaux de ce massif calcaire, ainsi que ceux du plateau de Crau, sur une étendue de plusieurs dizaines de kilomètres. Avec le temps, l’usage industriel s’est ajouté à la fonction urbaine initiale du système, grâce à l’approvisionnement d’un moulin, tout en assurant l’irrigation.On peut apercevoir les restes de cette communauté à Fontvielle, qui faisait partie du territoire d’Arles jusqu’à la Révolution.Dès l’époque d’Auguste, la colonie d’Arles était approvisionnée par diverses sources situées dans les Alpilles, au nord-est de la cité. Le calendrier des différents projets et installations reste seulement partiellement établi. La meunerie a été érigée au début du IIe siècle et a semblé opérationnelle jusqu’à la fin du IIIe siècle.Selon certaines sources, l’aqueduc de Barbegal aurait poursuivi son activité même après la période mentionnée. Les ruines que l’on peut voir aujourd’hui seraient issues d’une réédification ultérieure, vraisemblablement de l’époque constantinienne, vers le début du IVe siècle.


Le sentier des moulins d’Alphonse Daudet
Le Moulin Ribet, aussi connu sous le nom de Moulin d’Alphonse Daudet, a été construit en 1814 et a été en service jusqu’en 1915, date à laquelle le blé a été réquisitionné pour l’effort de guerre. C’est en 1935 que ce moulin, le plus récent et le mieux préservé, est restauré par la Société des Amis d’Alphonse Daudet. Alphonse Daudet avait pour habitude de se rendre au moulin Tissot-Avon, qui était le plus près de Montauban où il logeait chez ses cousins.


Les Alyscamps et le culte de saint Genest

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Dans la mythologie romaine, les Alyscamps représentaient la route menant les héros vers le royaume des morts. Cette nécropole ancienne a gagné en importance à partir du Ve siècle de notre ère. Au moment de la propagation du culte de saint Genest. Ainsi, des adeptes de toute l’Europe aspiraient à être enterrés sous le sanctuaire du martyr, faisant de cet endroit le point de départ de l’une des voies vers Compostelle. Aujourd’hui, le visiteur qui s’aventure dans la voie des sarcophages ne se rend pas compte qu’il est en présence d’une disposition artificielle datant principalement du XVIIe siècle. En effet, c’est l’ordre des Frères Minimes qui a orchestré cette mise en scène qui longe le parcours menant à l’église Saint-Honorat, leur ayant été reliée depuis 1615.Autrefois, le cimetière s’étendait bien plus loin que cette promenade mais une partie du site fut détruite lors de l’installation des ateliers des Chemins de fer au XIXe siècle.

Saint-Honorat bâtie sur la crypte des Alyscamps
Au cours du XIe siècle, les moines de Saint-Victor de Marseille érigent une première église sur une crypte déjà existante. Au douzième siècle, l’édifice religieux est refait en s’appuyant sur les fondements de l’église initiale, et au seizième siècle, il subit des modifications. Depuis le XIIIe siècle, de nombreuses sépulture trouvent refuge au sein de l’église. L’église, de style roman provençal, a été édifiée en pierres taillées Un dôme surplombe l’intersection de la nef et sur ce dernier, un clocher fait de deux niveaux à arcades, est édifié.

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L’amphithéâtre, la forteresse citadine

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Vers la fin du VIe siècle, les arènes se transforment en réponse à la nouvelle conjoncture du moment, celle du retour de l’insécurité. C’est donc ainsi qu’elles sont devenues des bastides, sortes de forteresses urbaines. Avec le temps, elles se sont agrandies pour compter quatre tours, plus de 200 résidences et deux églises. Cette continuité résidentielle se maintient au cours du temps, jusqu’à ce que l’expropriation débute à la fin du XVIIIe siècle, culminant en 1825, sous l’action du maire de cette période, le baron de Chartreuse.


Des actions de restauration successifs
C’est en 1822 que commence l’extraction et la restauration du monument romain. Durant le XIXe siècle, plusieurs séries de travaux sont réalisées sans solution, sous la supervision des architectes principaux Questel, Revoil et Formige. L’édifice, dont la déconstruction a révélé l’ancien cavea, est alors dépourvu de toute sauvegarde contre les impacts dévastateurs de l’érosion causée par la pluie et le vent. Dès l’année 1863, le principal architecte QUESTEL rédige un rapport démontrant l’importance de s’attaquer à ce problème.Dès 1864, des travaux de consolidation, de renforcement et de restauration seront entrepris sur l’ensemble du site jusqu’en 1938. À la suite du bombardement de 1944, une opération de déblayage et de nettoyage des galeries sera réalisée, suivie d’une restauration de ces dégâts en 1945.

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Luma, l’émergence d’une efflorescence culturelle

1840-Implantation des ateliers SNCF sur le site de la nécropole.
La création des ateliers de chemins de fer au XIXe siècle entraîne une transformation majeure du lieu. La nécropole doit se plier devant la modernité de l’époque industrielle. Malgré la découverte de nombreuses reliques, les strates archéologiques sont anéanties. En 1840, Prosper Mérimée déclare une portion du site comme monument historique, tandis que la nécropole sera classée en 1862 suite aux rénovations réalisées par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Les ateliers S.N.C.F. d’Arles ont vu le jour lors des premiers pas du développement ferroviaire en France. À partir de 1840, plusieurs entreprises se constituent et développent une multitude de projets de voies ferrées. C’est à l’Etat qu’il revient de décider, en établissant les itinéraires et en accordant les concessions, imposant un réseau radioconcentrique centré sur Paris. La mise en chantier des ateliers à Arles débute en 1845. Les ateliers sont tenus de couvrir l’ensemble des exigences de la ligne : fabrication et maintenance des locomotives à vapeur et des wagons, entreposage du matériel, stockage des composants…La liaison Marseille-Arles a été inaugurée en janvier 1848, cependant, ce n’est qu’en mars 1849 que l’on a pu rejoindre Avignon. L’événement inaugural se déroule le 9 janvier 1848. Le train, qui a reçu la bénédiction de Lévêque de Marseille, transporte toutes les figures civiles, militaires et ecclésiastiques de la région (nous sommes à l’époque de Louis-Philippe). 1984 – Fermeture définitive des ateliers SNCF. Malgré sa délaissance, la friche industrielle conserve de beaux bâtiments qui seront utilisés pour divers projets culturels.

2014-La mise en chantier
Au cœur de l’ ancienne friche industrielle de la SNCF la mise en chantier de LUMA Arles a commencé en avril 2014. Situé dans le Parc des Ateliers, ce bâtiment dessiné par Frank Gehry est recouvert de 10 752 panneaux en acier inoxydable et se déploie sur 10 niveaux, tous uniques. Il présente des sols disposés en forme de pétales, une rotonde de verre qui fait penser aux arènes dʼArles, ainsi que 53 fenêtres panoramiques. La hauteur de la tour est de 56 mètres et elle a une superficie de 15 000 m².LUMA est une structure culturelle et artistique érigée au sein du Parc des Ateliers. Sept anciennes usines ferroviaires réhabilitées sont comprises dans ce site. Tout le parc propose des expositions, des performances, des spectacles en direct, des conférences, des présentations et des résidences pour artistes


« Take Your Time »- Ólafur Elíasson
Placé au sommet de l’escalier monumental, un miroir arrondi est fixé en biais au plafond, qui, en pivotant lentement autour de son axe, génère une impression de vortex.

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Le revêtement mural au sel de Camargue
La fabrication de ces panneaux s’inspire de la méthode traditionnelle de récolte du sel à partir de l’eau de mer. La technique exploite le climat chaud et aride du sud de la France pour cristalliser le sel .

Paysagisme du parc des ateliers

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Bas Smets, puisant son inspiration dans les panoramas environnants, a conçu intégralement les strates géologiques du massif des Alpilles. Les collines sont façonnées pour optimiser leur ombre et leur rôle de barrière anti-vent, les jardins, les plates-bandes et le bassin artificiel . Au design minutieux de la disposition de chaque espèce végétale s’ajoute celui d’un microclimat propice à leur croissance. L’étang contribue à l’humidité ambiante, tout comme le système découlement de l’eau qui tire sa source du canal de Craponne.



Notre-Dame-de-la-Mer et son pèlerinage fervent

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Située à proximité de l’embouchure du Petit-Rhône, l’Eglise des Saintes Maries de la Mer occupait un emplacement crucial. Lors de sa construction, aux IXe et XIIe siècles, la piraterie était rampant le long de la côte, poussant à la nécessité de se protéger contre les invasions. L’église surplombe le village et est observable à une distance de 10 km l’intérieur des terres. C’est une authentique bastille, composé d’une nef unique et verticale, dépouillée et culminant à 15 mètres.

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Il y a un chemin de ronde avec des créneaux et des mâchicoulis tout autour du toit, qui servait de tour de guet. Un donjon en hémicycle surplombe le chœur et l’abside, abritant l’ex-salle du corps de garde connue sous le nom de « chapelle haute ». Des meurtrières sont présentes sur les murs de l’église. Elle faisait office d’abri pour la communauté et renferme même une source d’eau douce. Actuellement, la statue de Sara, symbole essentiel du patrimoine gitan, est positionnée dans la crypte, à la droite de l’autel. Il est également à noter dans l’église un autel païen datant du IVe siècle avant J.C.

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(légende) Les Saintes-Maries sont arrivées en Camargue. La tradition orale raconte l’histoire de l’évasion de Palestine de certains proches de Jésus, y compris Marie-Jacobé, Marie Salomé et leur servante Sara, en réponse aux persécutions subies par les Chrétiens. À bord d’une fragile barque dépourvue de voiles et d’avirons, les deux chères amies de Jésus et de la Vierge Marie auraient atteint le rivage des Saintes-Maries, portant le message du Christ ressuscité. Le message a été propagé à travers toute la Provence et ensuite dans l’ensemble du pays par leurs compagnons de voyage : Marie-Madeleine, Trophime, Marthe, Lazare, Saturnin et Maximin. Pendant ce temps, Marie-Jacobé et Marie Salomé ont commencé à créer l’une des premières communautés chrétiennes. Il est aussi dit que depuis le lieu où reposent les Saintes, une source a surgi. Au VIe siècle, la construction d’une chapelle en leur honneur est lancée, marquant ainsi le début d’un pèlerinage fervent.



La transmission d’un mythe selon la tradition
Le pèlerinage de printemps des Saintes-Maries-de-la-Mer est attrayant non seulement par ses rituels et son enthousiasme persistent, mais aussi par l’éventail des histoires et des visions qui l’ont enveloppé et « validé » à travers les siècles.

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Mention légale