Le Marais de Beauchamp
Dirigé par le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) de PACA en collaboration avec la municipalité d’Arles, le site naturel de Beauchamp représente l’un des rares témoignages de l’histoire des marais d’Arles. Actuellement, il est constitué d’une conglomération de marais d’eau douce et salée s’étalant sur environ cent hectares. Ce marais, classé ZNIEFF – Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique – et bénéficiant du label Natura 2000 animé par le PNR de Camargue, est une véritable oasis naturelle à proximité de la ville d’Arles. Il abrite une grande richesse en termes de biodiversité.

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Château de Tourvielle
Belvédère Construit au début du XVIe siècle, la château de Tourvielle (anciennement tour du Tampan) avait pour but de réguler et de surveiller l’accès des bateaux au delta du Rhône et au port d’Arles.

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Le marais de vigueirat
Ballade sur un radeau flottant au coeur de la réserve .Le marais sert aussi de refuge pour la nidification, favorisant ainsi l’accueil de diverses espèces ;Mouette à ricanement, Mélanocéphale, Sterne et Avocette élégante.

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Salin d’Aigues- Mortes
Aigues-Mortes tire son appellation des marais et des étangs qui entouraient autrefois le village (Aquae Mortuae en latin, Aigas Mòrtas en occitan), ce qui signifie eaux dormantes.On considère la saliculture comme une activité agricole. Les salins de Peccais, les plus anciens de la Méditerranée, sont d’origine antique. La production de sel se fait par une concentration graduelle de l’eau de mer, à l’aide de l’évaporation naturelle sous l’effet combiné du soleil et du vent. Cela se produit à travers différents bassins, appelés « partènements », jusqu’à la précipitation du chlorure de sodium sur les tables salantes.La récolte du sel a lieu une fois chaque année, à la fin de l’été. La teinte rose de l’eau est associée à la multiplication de micro-organismes, notamment les algues microscopiques connues sous le nom de « dunaliella salina »



Piemanson, un équilibre environnemental

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Cette terre naturelle non aménagée représente la plus grande zone humide en Europe. Unique delta en France . Les habitats qui la constituent remplissent de nombreuses fonctions écologiques, servant de points de nourrissage et de détente pour les oiseaux aquatiques, de zones de reproduction pour une variété d’oiseaux, de refuges pour la vie marine, ainsi que de milieux hébergeant une multitude d’espèces végétales d’importance…L’équilibre écologique de l’unité est fortement influencé par la gestion hydraulique, que ce soit dans des zones arides ou des zones aquatiques, permanentes ou temporaires .







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Beauduc,un territoire écopaysager

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Beauduc se situe en toute nature dans la partie sud-est de la Camargue, englobant les municipalités d’Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer. La majeure partie de celui-ci est sous la gestion du Conservatoire du littoral, cependant la bande littorale fait partie du domaine public maritime géré par l’État. Les précédents étangs de Beauduc étaient destinés à la pré-concentration du sel par les saliniers de Salin-de-Giraud. En raison de contraintes économiques, la Compagnie des salins du Midi se départit en 2008 des étangs et lagunes de Beauduc au profit du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres.


Zone de passage entre l’environnement marin et l’environnement continental. Fréquemment submergé en hiver, l’emplacement où se rassemblent les « laisses de mer » (débris naturels) sert de refuge et de lieu de nidication pour plusieurs espèces d’oiseaux. La plus grande partie du site de Beauduc est composée de substrats meubles et présente une profondeur limitée. La zone côtière est constituée de régions sablo-graveleuses entourées de limon et de sable de coquillage dans le reste du golfe.

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De l’étang de Vaccarès au phare de la Gacholle

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Les écosystèmes camarguais, répartis en deux sections : halophiles (du grec halos, signifiant sel, et philein, signifiant aimer) et non-halophiles, dépendent de la présence ou l’absence de sel dans l’eau ou le sol. Malgré son aspect aride, la sansouïre est en réalité un environnement très propice à la faune et à la flore. Elle forme de vastes étendues planes et désertiques situées entre la mer et les lagunes. Sa végétation est luxuriante, en amas compacts et dispersés. Pendant l’été, ce terrain est extrêmement sec, il s’humidifie pendant l’hiver, pour se revêtir de vases au printemps et à l’automne. Si ces étendues ont pu conserver leur caractère sauvage, c’est parce que les tempêtes maritimes et les inondations du Rhône rendaient ces environnements particulièrement hostiles avant l’érection des digues (du Rhône et de la mer).

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Le Phare de la Gacholle
Le phare de la Gacholle se trouve au sein de la Réserve Naturelle de Camargue. Érigé en 1882, il est situé entre les Saintes Maries de la mer et les Salins-de- Giraud, sur la Digue à la Mer, structure qui sépare les étangs de la Méditerranée. Depuis 1996, le phare a été automatisé.

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L’exploitation du sel à Salin de Giraud

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Lʼactivité de saliculture à Salin de Giraud a été instaurée en 1855 par Henri Merle, qui allait devenir le fondateur de Péchiney et Cie. Ce dernier a mis en place cette industrie pour répondre aux exigences de lʼindustrie chimique de Salindres, située près dʼAlès, connue pour sa production de soude caustique. Séduits par les ores présentées, de nombreux immigrants, y compris des Grecs, Arméniens et Italiens, ne tarderont pas à être recrutés. Après la Seconde Guerre mondiale, la population cosmopolite travaillait dans les salines, composée d’Espagnols et de Maghrébins.

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Les eaux sont extraites directement de la mer grâce à des pompes qui puisent dans le golfe de Beauduc, de mars à septembre, puis ces dernières sont amenées à une saturation en chlorure de sodium.



Ces bassins aménagés par des cloisons sont utilisés par les saliniers pour faire circuler ces eaux. C’est le niveau d’eau qui détermine la rapidité de la concentration par évaporation. La moisson se fait de fin août à début octobre afin d’exploiter l’évaporation et d’éviter les précipitations d’automne.



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Lʼagglomération se structure. Une entreprise belge importe son modèle architectural basé sur deux quartiers distincts, dérivés des deux firmes, Solvay et Pechiney. Les travailleurs pouvaient donc être logés sur site, dans des ensembles imitant le style des corons miniers (habitations d’ouvriers bâties en lignes).Les Grecs, arrivés entre les deux conflits mondiaux, se sont établis grâce à la réunification familiale. Tout en s’intégrant dans la communauté du village, ils ont préservé leurs traditions et leur foi. Une église dédiée au culte orthodoxe a été édifiée en 1952.



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La cabane de gardian, le logement de l’ouvrier

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Les structures traditionnelles camarguaises étaient érigées sur un sol fait de terre compactée ou de bétun (mélange de chaux et de granulats). Leur structure en forme de fer à cheval s’étendait approximativement sur huit mètres de longueur et cinq mètres de largeur. Elles étaient surélevées de 3 à 4 mètres. Dans une nation dépourvue de pierre, ces structures étaient initialement érigées avec le seul matériau végétal à disposition. L’orme était utilisé pour fabriquer des poutres et des chevrons, tandis que la flexibilité du saule permettait de réaliser la forme arrondie de l’abside. Finalement, la sagne (roseau des marais) recouvrait la structure et parfois les murs s’ils n’étaient pas en pisé. Leur toit fortement incliné facilitait un drainage rapide des pluies, bien que rares, mais intenses.

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Ces habitats étaient protégés de la chaleur par un unique accès sud sur le mur pignon et une couche de mortier à la chaux. Une abside (ou croupe) tournée vers le nord aurait une exposition réduite au mistral. À cet bout du toit, une section de la charpente traversait le revêtement et supportait soit une croix, soit une corne de taureau destinée à dévier la foudre ou à sécuriser la cabane face à un vent violent. L’intérieur se composait fréquemment d’une unique pièce chauffée par une cheminée, voire un simple foyer central sans aucune hotte, avec la fumée qui s’échappait par une ouverture de toit.


Au cours du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, les personnes issus de classes modestes (gardian, berger ,ouvrier agricole ,salinier) se contentent d’abris bâtis à partir de matériaux locaux, comme le bois et le roseau. De petits bouquets de roseaux sont réunis grâce à la couture. Le cabanier utilise deux outils. L’aiguille, un bout de bois entouré de fil végétal, et le battoir, qui aide à l’espacement des manons (petits fagots) pour la couture et la mise à niveau des rangées par la frappe de leur base. C’est matériaux légers doivent prendre en considération les contraintes climatiques. Afin de réduire l’effet du vent, elles sont orientées au nord-ouest/sud-est.

Le cheval Camarguais, un allié de la biodiversité

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Le cheval camarguais, un acteur clé de la biodiversité et des traditions Dans le passé, le petit cheval de Camargue était exclusivement employé dans les occupations agraires et pastorales, y compris le foulage de la moisson. Jusqu’au XIIe siècle, l’animal servait alternativement d’ami aux gardians, de monture de bât et de guerre. Aujourd’hui, il est vu comme un élément de l’écosystème de Camargue et un promoteur de sa préservation, qui facilite la gestion et le soin des espaces humides et est de plus en plus utilisé pour la gestion écologique des zones marécageuses. Lors de nombreuses célébrations traditionnelles locales, le cheval occupe une place centrale, participant à des compétitions équestres et parcourant les rues sous la conduite de son gardian. Beaucoup d’écuries offrent aussi des balades à cheval pour explorer la Camargue.

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Le flamant rose de la Camargue

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Les flamants peuvent vivre très longtemps, les plus vieux oiseaux bagués en Camargue ayant plus de 20 ans. Le flamant est équipé d’une bague métallique dont le numéro est fourni par le Muséum National d’histoire Naturelle de Paris et d’une bague en PVC lisible à distance dont les codes sont choisis en coordination avec le réseau international d’étude et de conservation des flamants roses. La coloration des flamants se développe graduellement et n’est définitive qu’une fois l’âge de maturité sexuelle atteint, qui est généralement à trois ans. Cette coloration est due à des pigments appartenant à la famille des caroténoïdes. Les flamants produisent eux-mêmes les pigments en les synthétisant grâce à l’oxydation des caroténoïdes présents dans leur régime alimentaire, qui comprend des crustacés de petite taille appelés artémias.


Une des méthodes d’alimentation les plus innovantes est celle qui consiste à piétiner. Employée dans des substrats peu profonds tels que la boue ou le sable, elle consiste à piétiner le sol tout en pivotant le corps autour du bec. Ces rotations successives tendent à éroder le substrat et à susciter la remontée des invertébrés qui s’y réfugient. Dans les régions à forte salinité où ils se nourrissent, un élément crucial manque cruellement : l’eau douce. Les flamants possèdent une physiologie spécifique qui leur permet d’abreuver en même temps qu’ils se nourrissent dans les étangs salés, grâce à des glandes dédiées à l’excrétion du sel. Cependant, il n’est pas inhabituel de les observer se délecter dans des surfaces d’eau douce, où ils peuvent à la fois boire et se baigner, avant de regagner leurs zones de nutrition.

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Mention légale