Environnement Paralique

L’Etang de Vaccarès
La présence ou l’absence de sel dans l’eau ou le sol conditionne les milieux camarguais, divisés en deux catégories : halophiles (du grec halos, sel et philein, aimer) et non-halophiles.Sous son apparente sécheresse, la sansouïre est un milieu très accueillant pour la faune et la flore, et constitue des immensités plates et désertiques entre la mer et les lagunes. Sa végétation est verdoyante, en touffes denses et éparses. En été, ce paysage est des plus arides, il s’inonde en hiver, pour renaître en vasières au printemps et à l’automne. Si ces vastes espaces ont pu rester aussi sauvages, c’est que les tempêtes marines et les crues du Rhône rendaient ces milieux particulièrement inhospitaliers avant la construction des digues (du Rhône et de la mer).



Le Flamant rose en Camargue
Une longévité exceptionnelle
Les flamants peuvent vivre très longtemps, les plus vieux oiseaux bagués en Camargue ayant plus de 34 ans.
Le flamant est équipé d’une bague métallique dont le numéro est fourni par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris et d’une bague en PVC lisible à distance dont les codes sont choisis en coordination avec le réseau international d’étude et de conservation des flamants roses.
Une couleur légendaire
La coloration des flamants s’acquiert progressivement et n’est définitive qu’à la maturité sexuelle atteinte à l’âge de trois ans. Des pigments de la famille des caroténoïdes contribuent à cette coloration. Les flamants les synthétisent à partir de l’oxydation de caroténoïdes qu’ils trouvent dans leur alimentation, notamment chez de petits crustacés branchiopodes, les artémias.

L’alimentation
Une des techniques d’alimentation les plus originales est celle du piétinement. Utilisée dans des substrats meubles comme la boue ou le sable, à faible profondeur d’eau, elle consiste à piétiner le sol tout en tournant le corps autour du bec. Ces mouvements circulaires répétés ont pour effet de creuser le substrat, et, de faire remonter les invertébrés qui s’y abritent.


Dans les zones fortement salées où ils s’alimentent, une ressource essentielle fait cruellement défaut: l’eau douce. La physiologie particulière des flamants leur permet de s’abreuver pendant qu’ils se nourrissent dans les étangs salés grâce à des glandes qui leur servent à excréter le sel. Mais il n’est pas rare de les voir profiter d’étendues d’eau douce, où ils peuvent boire, autant que se baigner, avant de retourner sur leurs zones d’alimentation.

Salin de Giraud et son histoire
L’industrie salinière à Salin de Giraud débute en 1855, créée par Henri Merle futur fondateur de Péchiney et Cie, pour les besoins de l’industrie chimique de Salindres près d’Alès, qui produisait de la soude caustique. Attirés par les propositions faites, de nombreux immigrés, Grecs, Arméniens, Italiens, ils ne tarderont pas à embaucher. Des Espagnols et des Maghrébins suivront après la deuxième guerre mondiale, constituant une population cosmopolite travaillant sur le salin.

Exploitation du salin
Les eaux sont directement prélevées de la mer par des pompes depuis le golfe de Beauduc, de mars à septembre, puis amener ces eaux à saturation en chlorure de sodium. Les saliniers font circuler ces eaux dans des bassins aménagés par cloisonnements.




Les saliniers font circuler ces eaux dans des bassins aménagés par cloisonnements. C’est la hauteur de l’eau, qui conditionne la vitesse de concentration par évaporation . La récolte intervient de fin août au début d’octobre pour profiter de l’évaporation et éviter les pluies d’automne.



« Coron du sud »
L’agglomération se structure. Une société belge importe son modèle architectural autour de deux quartiers distincts, issus des deux entreprises, Solvay et Pechiney. La main-d’œuvre pouvait ainsi être logée sur place, dans des ensembles calqués sur le modèle des corons miniers (maisons ouvrières construites en bandes)
L’église orthodoxe de Salin-de-Giraud
Les Grecs, arrivés entre les deux guerres, se sont installés par regroupement familial. Ils ont gardé leurs coutumes et religion tout en s’intégrant à la vie du village. Une église pour le culte orthodoxe est construite en 1952.



Le cheval Camarguais
LE CHEVAL CAMARGUAIS, ACTEUR DE LA BIODIVERSITÉ ET DES TRADITIONS Le petit cheval de Camargue était autrefois seulement utilisé pour les activités agricoles et pastorales ; notamment le foulage de la moisson. Il fut à tour de rôle compagnon des gardians, occasionnellement une monture de bât et de guerre jusqu’au XIIe siècle.

De nos jours, il est considéré comme un acteur de l’écosystème camarguais et un agent de sa conservation, qui permet la gestion et l’entretien des zones humides et est de plus en plus utilisé pour l’entretien écologique des zones marécageuses. Le cheval est aussi mis à l’honneur lors des nombreuses fêtes traditionnelles locales, où il participe à des jeux équestres et déambule dans les rues, monté par son gardian. De nombreuses écuries proposent également des randonnées équestres afin de découvrir la Camargue à dos de cheval.




La cabane de gardian
Les cabanes camarguaises traditionnelles reposaient sur un sol de terre battue, ou de bétun (mortier de chaux mêlé d’agrégats). Leur forme en fer à cheval couvrait environ huit mètres de long sur cinq mètres de large. Elles étaient élevées de 3 à 4 mètres. Dans un pays exempt de pierre, ces édifices étaient construits initialement avec le seul matériau végétal disponible. L’orme composait poutres et chevrons, et le saule permettait, par sa souplesse, la forme arrondie de l’abside. Enfin la sagne (roseau des marais) couvrait la charpente et parfois les murs s’ils n’étaient pas en pisé.

Leur toit à très forte pente permettait un rapide écoulement des pluies, rares mais violentes. Une unique porte, ouverte au sud sur le mur pignon, et un enduit de mortier à la chaux, protégeaient ces habitats de la chaleur. Une abside (ou croupe) orientée au nord offrait une moindre prise au mistral. A cette extrémité du toit, une travée de la charpente traversait la couverture et portait une croix ou une corne de taureau destinée à éloigner la foudre ou amarrer la cabane par fort vent. L’intérieur ne comportait souvent qu’une seule pièce chauffée par une cheminée, voire un simple foyer central sans hotte, la fumée s’échappant par une ouverture dans le toit.


Château de Tourvielle
Belvédère Château de Tourvielle (Ancienne tour du Tampan) Bâtisse édifiée au début du XVIe siècle afin de contrôler et de surveiller l’accès des navires au delta du Rhône et au port d’Arles.




Le Phare de la Gacholle
Le Phare de la Gacholle est situé dans la Réserve Naturelle de Camargue. Construit en 1882 il se trouve entre les Saintes Maries de la mer et les Salins-de-Giraud sur la Digue à la Mer, ouvrage qui isole les étangs de la Méditerranée. Depuis 1996 le phare est automatisé.




Le golfe de Beauduc
Zone de transition entre le milieu marin et milieu continental Régulièrement inondé en hivers ,le site ou se déposent des »laisses de mer »(débris naturels) sert de reposoir et de nidification à plusieurs espèces d’oiseaux .





Ciel en Novembre, Quai du Rhône




Le Marais de Beauchamp
Géré par le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) de PACA et la ville d’Arles, le site naturel de Beauchamp est un des derniers vestiges de l’histoire des marais d’Arles. Il se compose aujourd’hui d’un regroupement de marais d’eau douce et salée s’étendant sur une centaine d’hectares.

Classé ZNIEFF – Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique -et profitant du classement Natura 2000 animé par le PNR de Camargue, ce marais est un concentré de nature à deux pas de la ville d’Arles et abrite une biodiversité .




Le marais de vigueirat (réserve naturelle)
Ballade sur un radeau flottant au cœur de la réserve .Le marais abritent également un ilot de nidification pour favoriser l’acceuil de differentes especes ;mouette rieuse -mélanocéphale- Sterne -avocette élégante




Salin d’Aigues- Mortes
Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais et des étangs qui s’étendaient autour du village (Aquae Mortuae en latin, Aigas Mòrtas en occitan), ce qui signifie eaux mortes.



La saliculture
La saliculture est considérée comme agricole. L’origine des salins de Peccais, les plus anciens de la Méditerranée, remonte à l’Antiquité. La production salinière s’effectue par concentration progressive de l’eau de mer, grâce à l’évaporation naturelle sous l’effet du soleil et du vent, le long de différents bassins (appelés « partènements ») jusqu’à précipitation du chlorure de sodium sur les tables salantes .Le sel est récolté une fois par an à la fin de l’été. La coloration rose de l’eau est liée à la prolifération de micro-organismes du type algues microscopiques, appelées « dunaliella salina »
