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La place de la République est le produit d’un développement graduel grâce à diverses interventions architecturales et urbaines. Elle se trouve au sud de l’ancien forum romain. La place subit d’importantes transformations principalement avec la construction de l’hôtel de ville au XVIIe siècle. L’obélisque d’origine romaine occupe une position centrale et importante depuis l’époque de l’Antiquité. La splendide porte historiée de l’église Saint-Trophime, érigée au XIIe siècle, a été réalisée pour le couronnement de l’empereur Frédéric Barberousse en 1178. Édifiée entre 1614 et 1630, l’église Sainte-Anne révèle dans sa nef des traces distinctes du gothique méridional. C’est au cours du XVIIe siècle que l’on doit également la transformation de l’archevêché, dont la façade actuelle a cependant été refaite à la fin du XVIIIe siècle. L’ancien bureau de poste, érigé à la fin du XIXe siècle, représente en soi l’éclectisme architectural de l’époque, tout comme celui de la place.

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L’obélisque à été extrait de la spina mur central qui borde la piste du cirque romain ancien, situé en périphérie de cette ville. Au quatrième siècle, l’abandon du cirque provoqua la chute de l’obélisque qui se fragmenta en deux morceaux et fut enseveli. Révélée au quatorzième siècle, l’obélisque retrouve véritablement son rôle de symbole solaire au dix-septième siècle, lorsqu’elle est dressée en l’honneur du roi Louis XIV. Elle a été mise en place au cœur de la place de la mairie.

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Statue d’environ 1,60 m (excluant le socle), coulée par le sculpteur avignonnais Laurent Vincent. Elle est perchée au sommet de la tour de l’horloge, édifiée durant le milieu du XVIe siècle et intégrée à l’édification de l’hôtel de ville au siècle suivant. Ce personnage, Mars, le Dieu romain de la guerre (fils de Jupiter et Junon), est issu de la fusion de plusieurs doctrines ou théories, aussi appelée syncrétisme. Mars a été érigé en 1555 pour orner le sommet de l’horloge (l’hôtel de ville a été terminé en 1553), symbolisant la prospérité et le pouvoir pendant l’apogée de la Renaissance Arlésienne (1536-1560).Cela fait de lui un personnage « haut placé » .

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La stéréotomie provenant du grec ʻstereosʼ signifiant solide et ʻtoméʼ qui se traduit par coupe. L’art de segmenter des masses en portions plus petites, formant un tout qui « reste debout ».Le tailleur de pierre façonne directement la matière en lui conférant une multitude de formes possibles. Par la mise en place astucieuse de pierres de petit format façonnées en forme d’angle, les claveaux (Pierre façonnée en angle, utilisée dans l’édification des voûtes, des corniches) ou voussoirs (Pierre façonnée servant à l’élaboration d’une voûte ou d’un arc), ne se soutiennent que par la force que chacun impose à ses contiguës. Méthode de construction utilisée au Moyen Age. La coupole du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville d’Arles a été faite conformément aux plans de Jules Hardouin-Mansart, en 1673.

L’église Sainte-Anne
Érigée au cours du douzième siècle, l’église Sainte-Anne d’architecture gothique tardive , connue autrefois sous le nom de Notre-Dame-la-Principale, représentait la première paroisse catholique romaine établie en plein cœur d’Arles, en vis à vis de la primatiale Saint-Trophime. . Délaissée après la révolution ,l’archevêque Gaspard de Laurens (1567-1630) a décidé de restaurer l’édifice. .L’église a été achevée en 1630. Elle dispose d’une nef centrale encadrée de chapelles latérales. Elle est actuellement utilisée comme espace d’expositions temporaires.

Église Saint-Trophime et l’unicité de son portail
Durant le Moyen Âge, l’église Saint-Trophime s’inscrit dans le complexe épiscopal édifié sur le versant ouest de la colline d’Arles. La construction majeure de la cathédrale romane commence vers 1100 et s’étend tout au long du XIIe siècle. L’achèvement de cet ensemble se finalise avec l’installation d’un portail richement décoré sur la façade ouest, dont le thème principal est le Jugement dernier.
Le porche intègre plusieurs éléments ornementaux : des pilastres cannelés, des chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe, des frises grecques, des frises de feuillage d’acanthe, des frises à motif de palmettes, des frises à motifs de rinceaux, et des bas-reliefs embellis de motifs de rinceaux.

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Mention légale