
1840-Implantation des ateliers SNCF sur le site de la nécropole.
La création des ateliers de chemins de fer au XIXe siècle entraîne une transformation majeure du lieu. La nécropole doit se plier devant la modernité de l’époque industrielle. Malgré la découverte de nombreuses reliques, les strates archéologiques sont anéanties. En 1840, Prosper Mérimée déclare une portion du site comme monument historique, tandis que la nécropole sera classée en 1862 suite aux rénovations réalisées par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Les ateliers S.N.C.F. d’Arles ont vu le jour lors des premiers pas du développement ferroviaire en France. À partir de 1840, plusieurs entreprises se constituent et développent une multitude de projets de voies ferrées. C’est à l’Etat qu’il revient de décider, en établissant les itinéraires et en accordant les concessions, imposant un réseau radioconcentrique centré sur Paris. La mise en chantier des ateliers à Arles débute en 1845. Les ateliers sont tenus de couvrir l’ensemble des exigences de la ligne : fabrication et maintenance des locomotives à vapeur et des wagons, entreposage du matériel, stockage des composants…La liaison Marseille-Arles a été inaugurée en janvier 1848, cependant, ce n’est qu’en mars 1849 que l’on a pu rejoindre Avignon. L’événement inaugural se déroule le 9 janvier 1848. Le train, qui a reçu la bénédiction de Lévêque de Marseille, transporte toutes les figures civiles, militaires et ecclésiastiques de la région (nous sommes à l’époque de Louis-Philippe). 1984 – Fermeture définitive des ateliers SNCF. Malgré sa délaissance, la friche industrielle conserve de beaux bâtiments qui seront utilisés pour divers projets culturels.

2014-La mise en chantier
Au cœur de l’ ancienne friche industrielle de la SNCF la mise en chantier de LUMA Arles a commencé en avril 2014. Situé dans le Parc des Ateliers, ce bâtiment dessiné par Frank Gehry est recouvert de 10 752 panneaux en acier inoxydable et se déploie sur 10 niveaux, tous uniques. Il présente des sols disposés en forme de pétales, une rotonde de verre qui fait penser aux arènes dʼArles, ainsi que 53 fenêtres panoramiques. La hauteur de la tour est de 56 mètres et elle a une superficie de 15 000 m².LUMA est une structure culturelle et artistique érigée au sein du Parc des Ateliers. Sept anciennes usines ferroviaires réhabilitées sont comprises dans ce site. Tout le parc propose des expositions, des performances, des spectacles en direct, des conférences, des présentations et des résidences pour artistes


« Take Your Time »- Ólafur Elíasson
Placé au sommet de l’escalier monumental, un miroir arrondi est fixé en biais au plafond, qui, en pivotant lentement autour de son axe, génère une impression de vortex.

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Le revêtement mural au sel de Camargue
La fabrication de ces panneaux s’inspire de la méthode traditionnelle de récolte du sel à partir de l’eau de mer. La technique exploite le climat chaud et aride du sud de la France pour cristalliser le sel .

Paysagisme du parc des ateliers

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Bas Smets, puisant son inspiration dans les panoramas environnants, a conçu intégralement les strates géologiques du massif des Alpilles. Les collines sont façonnées pour optimiser leur ombre et leur rôle de barrière anti-vent, les jardins, les plates-bandes et le bassin artificiel . Au design minutieux de la disposition de chaque espèce végétale s’ajoute celui d’un microclimat propice à leur croissance. L’étang contribue à l’humidité ambiante, tout comme le système découlement de l’eau qui tire sa source du canal de Craponne.



Mention légale