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Située à proximité de l’embouchure du Petit-Rhône, l’Eglise des Saintes Maries de la Mer occupait un emplacement crucial. Lors de sa construction, aux IXe et XIIe siècles, la piraterie était rampant le long de la côte, poussant à la nécessité de se protéger contre les invasions. L’église surplombe le village et est observable à une distance de 10 km l’intérieur des terres. C’est une authentique bastille, composé d’une nef unique et verticale, dépouillée et culminant à 15 mètres.

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Il y a un chemin de ronde avec des créneaux et des mâchicoulis tout autour du toit, qui servait de tour de guet. Un donjon en hémicycle surplombe le chœur et l’abside, abritant l’ex-salle du corps de garde connue sous le nom de « chapelle haute ». Des meurtrières sont présentes sur les murs de l’église. Elle faisait office d’abri pour la communauté et renferme même une source d’eau douce. Actuellement, la statue de Sara, symbole essentiel du patrimoine gitan, est positionnée dans la crypte, à la droite de l’autel. Il est également à noter dans l’église un autel païen datant du IVe siècle avant J.C.

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(légende) Les Saintes-Maries sont arrivées en Camargue. La tradition orale raconte l’histoire de l’évasion de Palestine de certains proches de Jésus, y compris Marie-Jacobé, Marie Salomé et leur servante Sara, en réponse aux persécutions subies par les Chrétiens. À bord d’une fragile barque dépourvue de voiles et d’avirons, les deux chères amies de Jésus et de la Vierge Marie auraient atteint le rivage des Saintes-Maries, portant le message du Christ ressuscité. Le message a été propagé à travers toute la Provence et ensuite dans l’ensemble du pays par leurs compagnons de voyage : Marie-Madeleine, Trophime, Marthe, Lazare, Saturnin et Maximin. Pendant ce temps, Marie-Jacobé et Marie Salomé ont commencé à créer l’une des premières communautés chrétiennes. Il est aussi dit que depuis le lieu où reposent les Saintes, une source a surgi. Au VIe siècle, la construction d’une chapelle en leur honneur est lancée, marquant ainsi le début d’un pèlerinage fervent.



La transmission d’un mythe selon la tradition
Le pèlerinage de printemps des Saintes-Maries-de-la-Mer est attrayant non seulement par ses rituels et son enthousiasme persistent, mais aussi par l’éventail des histoires et des visions qui l’ont enveloppé et « validé » à travers les siècles.

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Mention légale