Tradition provençale-La célébration du riz

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Arles met en place une feria de Pâques (en avril) et une feria du Riz (en septembre) chaque année. La municipalité de Saintes-Maries-de-la-Mer tient une feria dédiée au cheval en juillet et une feria « biou y toros » en août. Les taureaux de corridas sont des taureaux de « combat » qui sont soit élevés localement, soit achetés en Espagne. Les ferias qui s’étendent sur plusieurs jours donnent lieu à une multitude de célébrations. Elles attirent un grand nombre de visiteurs locaux et touristes.

L’implantation du riz en Camargue

Cette plante a été introduite au XIXe siècle, les premières tentatives remontant à 1841, avec l’objectif de rendre cultivables les marais auparavant inadéquats pour l’agriculture. Durant la première moitié du vingtième siècle, la culture du riz ne représentait qu’une petite part de l’agriculture en Camargue, cédant la place au blé, à la vigne qui était inondée pour lutter contre le phylloxéra, et aux prairies artificielles. Le riz n’était employé que de manière accessoire pour faciliter l’infiltration d’eau douce dans le sol, permettant ainsi d’accueillir des plants de vigne.À cette époque, le riz n’est pas récolté, ou alors pour servir de nourriture aux cochons. La dernière rizière de cette époque disparaît en 1939.

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Entre octobre 1939 et mai 1940, le gouvernement français recrute des travailleurs indochinois pour œuvrer dans les usines de fabrication d’armements. Certain ont offert leurs services , cependant, la plupart ont été choisis par les autorités locales pour respecter les quotas imposés par le gouverneur, souvent sans recevoir de salaire.

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A l’automne 1941, inquiété par la possible crise de la nourriture, Henri Maux choisit de raviver la culture du riz en Camargue en réaffectant cette force de travail. Les travailleuses indochinoises oeuvrent dans les sites d’extraction de Pierre du Lac ou d’Edmond Clauzel. L’entente entre l’État et les propriétaires se présente ainsi : l’État met à disposition une main-d’œuvre à moitié prix par rapport aux ouvriers agricoles espagnols ou italiens et fournit les semences ; en contrepartie, les propriétaires fournissent le terrain et cèdent l’intégralité de la récolte au Ravitaillement général à un tarif établi.

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L’émergence de l’agriculture rizicole intensive n’a été possible qu’après la maîtrise du Rhône, qui a contribué à l’approvisionnement en eau douce à la fin du XIXe siècle, puis grâce au plan Marshall, finançant des infrastructures hydrauliques majeures. On prélève l’eau du Rhône puis on la dirige via d’importants canaux vers certaines propriétés qui en communisent les coûts d’entretien. Elle est ensuite diffusée par une multitude de petites réseaux.