L’exploitation du sel à Salin de Giraud

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Lʼactivité de saliculture à Salin de Giraud a été instaurée en 1855 par Henri Merle, qui allait devenir le fondateur de Péchiney et Cie. Ce dernier a mis en place cette industrie pour répondre aux exigences de lʼindustrie chimique de Salindres, située près dʼAlès, connue pour sa production de soude caustique. Séduits par les ores présentées, de nombreux immigrants, y compris des Grecs, Arméniens et Italiens, ne tarderont pas à être recrutés. Après la Seconde Guerre mondiale, la population cosmopolite travaillait dans les salines, composée d’Espagnols et de Maghrébins.

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Les eaux sont extraites directement de la mer grâce à des pompes qui puisent dans le golfe de Beauduc, de mars à septembre, puis ces dernières sont amenées à une saturation en chlorure de sodium.

Ces bassins aménagés par des cloisons sont utilisés par les saliniers pour faire circuler ces eaux. C’est le niveau d’eau qui détermine la rapidité de la concentration par évaporation. La moisson se fait de fin août à début octobre afin d’exploiter l’évaporation et d’éviter les précipitations d’automne.

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Lʼagglomération se structure. Une entreprise belge importe son modèle architectural basé sur deux quartiers distincts, dérivés des deux firmes, Solvay et Pechiney. Les travailleurs pouvaient donc être logés sur site, dans des ensembles imitant le style des corons miniers (habitations d’ouvriers bâties en lignes).Les Grecs, arrivés entre les deux conflits mondiaux, se sont établis grâce à la réunification familiale. Tout en s’intégrant dans la communauté du village, ils ont préservé leurs traditions et leur foi. Une église dédiée au culte orthodoxe a été édifiée en 1952.

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Mention légale